Vous voulez automatiser vos processus métier et vous hésitez entre N8N et Make ? Vous n’êtes pas seul. C’est la question numéro un que me posent les dirigeants de TPE/PME quand ils découvrent le monde de l’automatisation. Et la réponse n’est jamais « l’un est meilleur que l’autre ».
Après 1,5 an à déployer des automatisations avec les deux outils au quotidien (et 15 ans d’expérience en développement), je vous propose un comparatif N8N vs Make honnête, basé sur des cas réels. Pas un classement théorique : un guide pour vous aider à choisir selon votre situation.
Dans cet article, vous trouverez un tableau comparatif détaillé, les forces et faiblesses de chaque outil, un mot sur Zapier, et surtout un arbre de décision simple pour faire le bon choix.
- N8N : open source, auto-hébergeable, plus puissant pour les workflows complexes et le code custom. Gratuit en self-hosted.
- Make : cloud, interface très intuitive, 2 000+ connecteurs natifs, idéal pour déployer rapidement des automatisations standards.
- Prix : N8N facture à l’exécution (1 workflow = 1 exécution), Make facture à l’opération (chaque action = 1 crédit). À volume égal, Make revient souvent plus cher.
- RGPD : N8N auto-hébergé offre un contrôle total sur vos données. Make stocke les données en UE (Allemagne), ce qui reste conforme.
- Le meilleur choix : il dépend de votre profil. Lisez la section « Quel outil choisir selon votre situation » pour une réponse claire.
N8N et Make : présentation rapide
N8N en quelques mots
N8N est une plateforme d’automatisation open source créée en 2019 à Berlin. Son atout majeur : vous pouvez l’auto-héberger sur votre propre serveur, ce qui signifie zéro dépendance à un cloud tiers et un contrôle total sur vos données. N8N propose aussi une version cloud pour ceux qui préfèrent ne pas gérer l’infrastructure. L’outil est particulièrement apprécié des profils techniques pour sa flexibilité et la possibilité d’écrire du code custom directement dans les workflows.
Make en quelques mots
Make (anciennement Integromat) est une plateforme d’automatisation 100 % cloud basée à Prague. Son interface visuelle par glisser-déposer est l’une des plus intuitives du marché. Avec plus de 2 000 connecteurs natifs, Make permet de connecter rapidement vos applications sans écrire une seule ligne de code. C’est l’outil que je recommande souvent aux équipes qui veulent des résultats rapides sans complexité technique.
Tableau comparatif N8N vs Make (2026)
Voici un comparatif détaillé, critère par critère, pour vous aider à y voir clair sur le comparatif N8N vs Make en 2026.
| Critère | N8N | Make |
|---|---|---|
| Prix (entrée de gamme) | Gratuit (self-hosted) / 24 €/mois (cloud) | Gratuit (1 000 crédits) / 9 $/mois |
| Modèle de facturation | Par exécution (1 workflow = 1 exécution) | Par opération/crédit (chaque module = 1+ crédit) |
| Hébergement | Self-hosted ou cloud (Francfort) | Cloud uniquement (AWS, UE) |
| Open source | Oui (licence fair-code) | Non |
| Connecteurs natifs | 400+ (+ HTTP node universel) | 2 000+ |
| Facilité d’utilisation | Courbe d’apprentissage modérée | Très intuitif, prise en main rapide |
| Code custom | Oui (JavaScript, Python, nodes custom) | Limité (modules JavaScript basiques) |
| IA et agents | Avancé (agents IA, RAG, LangChain) | Fonctionnalités IA intégrées (catégorisation, résumé) |
| RGPD / Données | Contrôle total (self-hosted) ou UE (cloud) | Données en UE (Allemagne) |
| Scalabilité | Excellente (pas de limite en self-hosted) | Bonne (limitée par le plan) |
| Communauté | Active, open source, forums + GitHub | Active, forum officiel, templates partagés |
| Support | Communauté (gratuit) / prioritaire (cloud payant) | Email + chat (plans payants) |
N8N : forces et faiblesses
Les forces de N8N
L’auto-hébergement, c’est la liberté totale. Vous installez N8N sur votre serveur (un VPS à 5-20 €/mois suffit) et vous obtenez un nombre illimité d’exécutions. Pour une PME qui fait tourner des dizaines de workflows, l’économie est significative par rapport à n’importe quel abonnement cloud.
Le code custom change tout. Quand un connecteur natif ne fait pas exactement ce que vous voulez, vous écrivez du JavaScript ou du Python directement dans le workflow. C’est là que N8N prend toute sa dimension : vous n’êtes jamais bloqué. Dans mon activité d’automatisation sur mesure, c’est un avantage décisif pour les cas complexes.
Les capacités IA sont en avance. N8N intègre nativement des agents IA, le RAG (Retrieval Augmented Generation) et les chaînes LangChain. Si vous envisagez de créer des agents IA pour votre entreprise, N8N est clairement en tête sur ce terrain.
La souveraineté des données. En auto-hébergé, vos données ne quittent jamais votre infrastructure. Pour les entreprises soumises à des contraintes RGPD strictes ou les secteurs sensibles (santé, juridique, finance), c’est un argument de poids.
Les faiblesses de N8N
La courbe d’apprentissage est réelle. L’interface est fonctionnelle mais moins intuitive que celle de Make. Un non-technique aura besoin d’un temps d’adaptation plus long, voire d’un accompagnement pour les premiers workflows.
Moins de connecteurs natifs. Avec 400+ intégrations contre 2 000+ chez Make, il faut parfois utiliser le node HTTP ou écrire du code pour connecter certaines applications. Ce n’est pas un problème pour un développeur, mais ça peut bloquer un utilisateur non-technique.
L’auto-hébergement demande des compétences. Installer et maintenir N8N sur un serveur nécessite des bases en administration système (Docker, mises à jour, sauvegardes). Si vous n’avez personne en interne pour ça, le cloud N8N ou un prestataire sont indispensables.
N8N facture à l’exécution, pas à l’opération. Concrètement, un workflow de 50 étapes compte pour 1 seule exécution. C’est son plus gros avantage tarifaire par rapport à Make et Zapier, où chaque étape est facturée séparément.
Make : forces et faiblesses
Les forces de Make
L’interface est un modèle du genre. Make propose le meilleur éditeur visuel du marché. Les scénarios se construisent par glisser-déposer, avec une logique visuelle claire. Même un dirigeant non-technique peut comprendre ce que fait un workflow en le regardant.
2 000+ connecteurs natifs. C’est le plus grand catalogue d’intégrations parmi les outils d’automatisation. Gmail, HubSpot, Slack, Notion, Shopify, Stripe… la plupart de vos applications sont déjà prêtes à l’emploi, sans configuration technique.
Déploiement rapide. Pour un cas d’usage standard (synchroniser un CRM avec un outil d’emailing, automatiser des factures, router des leads), Make permet d’avoir un workflow fonctionnel en quelques heures. C’est l’outil idéal quand le besoin d’automatisation est clairement défini et ne demande pas de personnalisation poussée.
Un plan gratuit généreux. 1 000 crédits par mois sans engagement, c’est suffisant pour tester l’outil et déployer des automatisations simples.
Les faiblesses de Make
Le modèle de facturation par opération peut coûter cher. Chaque module (action) dans un scénario consomme au moins un crédit. Un workflow de 10 étapes qui s’exécute 100 fois par jour, ça fait 1 000 crédits minimum. À haut volume, la facture grimpe vite.
Le code custom est très limité. Make permet d’insérer du JavaScript basique, mais vous ne pouvez pas créer de modules personnalisés ni faire appel à des librairies externes. Pour des besoins complexes ou des intégrations non standards, vous atteignez vite les limites.
Pas d’auto-hébergement. Make est exclusivement cloud (AWS). Vous n’avez pas de contrôle sur l’infrastructure ni sur la localisation précise de vos données au-delà de ce que Make propose. Pour certains secteurs réglementés, c’est un frein.
Les capacités IA sont en retrait. Make propose des fonctionnalités IA (catégorisation de texte, résumé, traduction), mais rien de comparable aux agents IA et au RAG de N8N. Si l’IA est au cœur de votre stratégie d’automatisation, Make sera vite limité.
Et Zapier dans tout ça ?
Impossible de parler de comparatif d’outils d’automatisation sans mentionner Zapier. C’est le plus connu, mais est-ce le plus pertinent pour une PME en 2026 ?
En résumé : Zapier est souvent le choix le moins avantageux pour les PME.
Voici pourquoi :
- Le plus cher des trois. Zapier facture à la tâche (comme Make), mais ses tarifs sont 40 à 60 % plus élevés à volume équivalent. Le plan Pro démarre à environ 20 $/mois pour seulement 750 tâches.
- Moins flexible. L’interface est linéaire (pas de branchement visuel comme Make) et les possibilités de code custom sont très limitées.
- Pas d’auto-hébergement. Comme Make, mais sans l’avantage du prix.
- Bon pour le simple. Zapier reste excellent pour des automatisations très simples (une seule action déclenchée par un événement). Mais dès que le besoin se complexifie, Make et N8N offrent bien plus de possibilités.
Si vous cherchez une alternative à Zapier, Make et N8N sont tous les deux de meilleures options pour une PME qui veut aller au-delà des basiques.
Make facture chaque opération individuellement, mais un workflow de 50 étapes sur N8N ne compte que pour 1 exécution. Sur un mois avec 500 déclenchements, cela représente 25 000 opérations Make contre seulement 500 exécutions N8N. La différence de coût peut être énorme.
Quel outil choisir selon votre situation
Plutôt que de désigner un « gagnant », voici un arbre de décision simple basé sur les situations que je rencontre le plus souvent chez mes clients.
Vous voulez le contrôle total → N8N
Choisissez N8N si :
- La souveraineté de vos données est une priorité (RGPD, secteur sensible)
- Vous avez des compétences techniques en interne ou un prestataire
- Vos workflows sont complexes, avec des branchements et du code custom
- Vous voulez maîtriser vos coûts à long terme (self-hosted = coût fixe)
- Vous envisagez d’intégrer des agents IA dans vos processus
Vous voulez la simplicité → Make
Choisissez Make si :
- Vous n’avez pas de profil technique en interne
- Vos automatisations sont standards (CRM, emailing, facturation)
- Vous voulez être opérationnel rapidement, sans gérer d’infrastructure
- Votre volume d’opérations reste modéré (moins de 10 000 crédits/mois)
- L’interface visuelle et la facilité d’utilisation sont vos critères n°1
Vous avez des besoins complexes → les deux + code custom
Et c’est la réalité que je constate le plus souvent : les projets les plus réussis combinent plusieurs approches.
Un client dans le e-commerce peut utiliser Make pour synchroniser ses commandes Shopify avec son CRM (rapide à déployer, connecteurs natifs), et N8N auto-hébergé pour un pipeline d’enrichissement de données avec des appels API complexes et du traitement IA.
Et quand ni N8N ni Make ne suffisent ? C’est là que le code custom entre en jeu. Un script Python ou Node.js peut combler les lacunes des deux outils, s’intégrer dans un workflow existant, ou gérer un cas très spécifique à votre métier.
Mon approche : je choisis pour vous selon votre contexte
En tant que consultant en automatisation, je ne recommande pas un outil par défaut. Je commence toujours par comprendre votre contexte : quels processus voulez-vous automatiser ? Quelles applications utilisez-vous ? Quel est votre niveau technique ? Quelles sont vos contraintes de données ?
Ensuite, je choisis l’outil le mieux adapté — ou la combinaison d’outils. C’est l’avantage d’un prestataire qui maîtrise à la fois N8N, Make et le code custom : vous n’êtes jamais enfermé dans une seule solution.
Mon offre fonctionne en forfait projet à partir de 500 €. Pas de facturation à l’heure, pas de surprise. Vous savez exactement ce que vous payez avant de commencer.
Concrètement, voici comment ça se passe :
- Appel découverte (60 minutes) — on identifie vos besoins et vos processus à automatiser
- Recommandation d’outil — je vous explique pourquoi N8N, Make, du code custom, ou un mix des trois
- Devis forfaitaire — un prix fixe, sans surprise
- Déploiement — je construis et teste vos automatisations
- Formation — vous êtes autonome pour utiliser et modifier vos workflows
Expliquez-moi votre projet en 60 minutes. Je vous recommande l’outil adapté à votre situation — et je le déploie pour vous.
Oui, la version Community auto-hébergée est 100 % gratuite, sans limite d’exécutions ni d’utilisateurs. Vous payez uniquement votre serveur (environ 5 à 20 €/mois). La version cloud N8N démarre à 24 €/mois pour 2 500 exécutions.
Oui. Make est une entreprise européenne (siège à Prague) et stocke les données en Allemagne sur l’infrastructure AWS. C’est conforme au RGPD pour la majorité des cas d’usage. Cependant, si vous avez besoin d’un contrôle total sur la localisation de vos données, N8N auto-hébergé reste la solution la plus souveraine.
Il n’existe pas de migration automatique entre les deux outils. Les workflows doivent être recréés manuellement. C’est pourquoi le choix initial est important — ou mieux encore, faire appel à un expert qui connaît les deux plateformes pour éviter de devoir tout refaire.
N8N est nettement en avance sur ce sujet. Il intègre nativement des agents IA, le RAG et LangChain, ce qui permet de créer des agents IA pour entreprise directement dans vos workflows. Make propose des fonctionnalités IA basiques (résumé, catégorisation) mais pas de framework d’agents.
Chez Fabien Recommande, les projets d’automatisation sur mesure démarrent à partir de 500 € en forfait projet. Le prix dépend de la complexité et du nombre de workflows à créer. Un devis détaillé est fourni avant tout engagement.
Conclusion
Le comparatif N8N vs Make ne se résume pas à désigner un vainqueur. Chaque outil a ses forces légitimes : N8N pour la puissance, le contrôle et l’IA ; Make pour la simplicité et le déploiement rapide.
Le vrai enjeu, c’est de choisir l’outil qui correspond à votre contexte. Et parfois, la meilleure réponse, c’est de combiner les deux avec du code custom pour obtenir exactement ce dont vous avez besoin.
Si vous voulez un avis personnalisé, réservez un appel découverte de 60 minutes. On analyse ensemble vos processus et je vous recommande la solution la plus adaptée.






Laisser un commentaire